Par Marjolaine Olwell, Délégation de l'UQAM (Montréal, QC)
Au printemps dernier, une équipe de Droits et Démocratie composée de l’agente en développement démocratique, l’agente des droits des peuples autochtones et la coordonnatrice du Réseau a mis sur pied un projet permettant aux partenaires de Droits et Démocratie de la société civile colombienne d’organiser un événement parallèle à l’Assemblée générale de l’Organisation des États Américains (OEA), à Medellin pour discuter entre jeunes de la démocratie et des droits humains. Dans le cadre de cette initiative, 2 membres du Réseau, dont l’auteure de l’article ci-dessous, et une représentante de Femmes Autochtones du Québec ont eu la chance de prendre part à cet événement unique.
'Le mois de juin 2008 a vu Medellin, seconde métropole de Colombie, s’ériger en hôte de l’Assemblée générale de l’Organisation des États Américains, dont le thème cette année était «Les jeunes et la démocratie». Évidemment, le déroulement d’un événement d’une telle envergure suscita la mise en place d’un événement parallèle - le mouvement des jeunes organisés exprimant des alternatives (JOEA, de son sigle en espagnol) - qui permettrait de faire écho aux voix de la société civile ne se sentant pas réellement représentées lors de ces grandes rencontres diplomatiques, dont, dans ce cas-ci, la voix des jeunes. Ainsi, l’Organisation Autochtone d’Antioquia (OIA) et l’Institut Populaire de Capacitation (IPC), soutenus par Droits et Démocratie, ont stimulé la réunion de centaines de jeunes de partout à travers le continent américain - du Pérou, de la Bolivie, de l’Équateur, de la Colombie et du Canada - pour les entendre parler de la réalité des jeunes en Colombie, en Amérique latine et dans toutes les Amériques.
Leur rencontre avait comme objectif final la rédaction d’une Déclaration commune mettant en lumière les plus grands problèmes du continent en matière de conditions de vie et de démocratie, en approfondissant comment ces réalités affectaient la vie quotidienne des jeunes. Ainsi, pour en venir à une déclaration cohérente en si peu de temps et avec autant de participants, on se divisa en quatre groupes. On se pencha sur les droits civils et politiques, les droits économiques, sociaux, culturels et environnementaux, la militarisation des sociétés et le sort des peuples autochtones. Les conclusions de chacun des panels furent ensuite mises en commun et remises, une fois retouchées, à l’Assemblée générale de l’OÉA afin que celle-ci aille en main le fruit de réflexions véritables de nombreux jeunes des Amériques.
L’événement permit ainsi la stimulation du désir de changement des jeunes des Amériques, la contagion de leur passion et de leur fougue, la solidarisation intercontinentale ainsi que l’enrichissement personnel. Il permit aussi de souligner l’énorme implication des jeunes en droits humains et dans les mouvements sociaux à travers l’Amérique latine, et de rappeler leur présence –en tant que contestataires organisés- aux leaders politiques. Plus encore, la JOEA rappela aux jeunes du Nord l’importance de la solidarité avec les jeunes du Sud et la proximité de leurs revendications. L’expérience en Colombie fut pour nous trois jeunes Canadiens une expérience riche, intense et inoubliable.'
Surveillez le prochain numéro du Bulletin du Réseau pour le vidéo de Jean-Sébastien Marier du Collège Glendon de l’Université York, l’autre membre du Réseau qui a participé à cette initiative, au sujet de son expérience en Colombie.
